samedi 31 janvier 2009

Espérances et desespérances de vie !

En 1915, les boches ont tranché le poignet droit de tous les enfants mâles de mon village d'origine
62 ans !
L'âge auquel est décédé mon grand père maternel, Henri, ci-joint, tourneur de grand talent et cornet piston à ses heures (il aurait mieux valu pour lui l'inverse), de nationalité belge...mort des réquisitions (comme tourneur et non comme premier piston) et privations liées à l'occupation allemande disait-on dans la famille.

62 ans, c'est :

- 36 ans de mariage avec doudou et je signerais encore pour un siècle
- Un fils de 34 ans et une fille de 30 ans, beaux et intelligents à qui j'ai légué trois lourds handicaps : droiture, sens de la relativité des choses et respect des autres !
- 3 petits enfants, dont le dernier Rafa, est arrivé, il y a un mois, un petit métis genre saintois tout mignon qui ressemblera un peu au belge ci-dessus et qui rejoint Rachou et Sacha
- 42 ans d'administration dont 20 ans hors de France en 6 séjours
- 5 ans, environ, de cumul d'heures du soir, du samedi et du dimanche, non payées
- 16 déménagements (bientôt 17) dont 8 avec changement de continent, seul puis avec femme enfants et chat ou chien, puis femme chien et chat (d'autres chien et chat).

Bizarre que je me sente un peu fatigué et le coeur qui bat la chamade ces jours-ci !

Et puis cette brutale prise de conscience ce matin malgré le soleil :
"être vieux c'est avoir statistiquement l'espérance de vie de son chat."

Pour moi, c'est fait, y compris, compte tenu de l'état de mon palpitant, en prenant comme élément de comparaison, l'espérance de vie de mon chat, raccourcie des 4 ans qu'il a déjà.

Que ce mode d'estimation de l'âge, soit un message crépusculaire d'encouragement pour les quinquagénaires qui ont l'espérance de vie du zèbre ou du Gnou épargnés par le lion et par le croco.

NB: L'absence de modération sur le "alt" germanophobe de la photo est volontaire (et puis c'est pépé qui parle et il disait les boches)
Je viens de relire des choses épouvantables sur les horreurs de l'occupation de la Belgique en 1915 et qui trouvent des échos dans ma mémoire de mes propres histoires de famille et dans le souvenir impressionné que je garde des plaques commémoratives et injurieuses (le texte de pépé), vues dans mon enfance aux facades des hotels de ville de certaines communes belges de la province de Liège d'où sont originaires 3 sur 4 des mes grands parents (plaques qu'on a probablement enlevées avec l'Europe).

J'ajoute un constat personnel qui m'interpelle sur le caractère culturel de certains crimes passés:
Malgré ces horreurs avérées de 14-18 (qui ne devaient rien au nazisme) et celles plus massives encore de 39-45, au contraire des quadragénaires (et plus) français, promptes à renier leur culture et leur histoire (je ne parle pas des plus jeunes qui ont l'air carrément francophobes cf. le stade de France), les quadragénaires allemands que j'ai connus restent carrément éperdus d'admiration devant la grandeur supposée de leur culture de l'ordre et manifestent à tous égards, au lieu d'en être rendus plus circonspects et alors même que l'on fait des efforts de modestie, un sentiment de supériorité, tout à fait insupportable et un impérialisme total quand au respect du travail des autres. Quant à la doc qu'ils distribuent dans les pays que je fréquente depuis quelques temps, excusez-moi mais c'est "Deutschland über alles".

Même Sarko n'oserait pas faire une promo aussi indécente pour la France!!

samedi 24 janvier 2009

Tout en haut c'est mafieux


Des mois que, pris par la fin de mon dernier contrat à l'étranger, je me suis éloigné de ce carnet, tout en jetant régulièrement un oeil sur : "Mossieur Resse", "le Grincheux grave" , "Laloute" et quelques autres, dont notamment "Le jabiru" et "la lettre volée". J'ai donc gardé le contact avec ce qui se fait de mieux sur la planète blog, mais sans pouvoir trouver le temps de blogger moi-même.

Et puis pas très envie, vue l'actu, conforme à ce que j'annonçais sans mérite (je reçois la chronique Agora) depuis de nombreux mois, et surtout le bruit assourdissant, irrépressible, des médias pour couvrir la réalité boursière, bruits quotidiens dénués de sens sur les cours, surtout les rebonds (...sur BFMTV rebonds = euphorie même +1,2% après moins 6 et même pour la 15eme fois...) et le moins possible de recul sur 6 mois ou un an, recul qui seul a un peu de sens...mais au fond très peu sur 6 mois!

J'observe, d'ailleurs,à propos de l'actu, une certaine lassitude de mes préférés (cf. ci-dessus), lassitude sans doute liée à la crise et à la désespérance, lassitude que seules les imbécillités et forfanteries de la madone du Poitou parviennent à réveiller. Cette lassitude se manifeste notamment par des approches mineures ou musicales de la réalité (Resse) ou par des accroches sexy destinées tout autant à doper la fréquentation qu'à s'émoustiller pour un soir (car bonjour la recherche, n'est-ce pas Grincheux!).

Mais là,avec les délires qui entourent l'élection d'Obama et l'énorme attente hélas bien réelle des braves gens pas seulement Amérique, j'en peux plus. Tout ça pour un démocrate très républicain c'est-à-dire la droite de notre droite, juste avant l'extrême, bon, noir OK mais avant tout un type extraordinairement brillant pour un ricain et c'est pour ça, et inévitablement aussi pour ses nombreuses compromissions en cours d'ascension,qu'il est arrivé en haut du parti le moins à droite.

Bref, je me vois contraint de reprendre la plume et de prendre un demi samedi sur mon contrat (et oui quoique fonctionnaire, je travaille tous les week-ends depuis des mois... sans être payé plus donc) pour tout simplement gueuler (et je le sais gueuler seul, totalement seul, sur ce coup là comme sur bien d'autres).

Mais juste avant de gueuler, quelques précisions colorisées pour éviter toute ambiguïté : 1)Obama ressemble fort à mon fils en moins beau 2)ma fille et ma belle-fille, métis elles aussi, sont beaucoup plus belles et mieux roulées que Michelle, de même n'en parlons pas que Doudou, à pourtant prés de 55 ans. A propos, "Bon carnaval de Cayenne" Doudou, tu pars aujourd'hui de chez nous en Guadeloupe pour chez nous aussi en Guyane (on a fait 11 ans là-bas) et tu me reviendras inch Allah fin février, toute énervée et détendue par les piqué de la mazou.

Gueulons donc : les centaines de milliards que va emprunter Obama aux chinois et injecter dans l'économie américaine vont non seulement aggraver la crise d'endettement que nous vivons mais surtout terminer dans les poches d'une petite minorité mondiale de responsables de la crise, un petit groupe de privilégiés qui va récupérer tout (accaparer diraient nos sans culottes d'ancêtres) en même temps que les paris qu'ils font quotidiennement sur toutes les actions et sur toutes les bourses, dans les rebonds ou dans les crash des cotations.

Car tout le problème de la nocivité absolue du capitalisme financier pour ceux qui travaillent comme vous et moi est là : les très riches qui ne travaillent pas, se permettent plusieurs fois par an des plus values à très court terme de 100,500 ou 1000% quelles que soient la tendance des marchés (on est loin des 2,5% du livret A!) grâce à des paris autorisés (!) sur les actions, paris que l'on dit risqués (qui peuvent l'être), mais en fait très sûrs pour un initié restant froid et calculateur (pas people ou flambeur)

Il s'agit comme au casino de parier mais avec moins de risques. Si la valeur sur laquelle vous avez parié à terme ne réagit pas comme prévu, vous pouvez certes perdre votre mise, mais, dans le cas contraire et c'est souvent le cas pour les initiés... vous pouvez gagner 2, 3, 5 ou 10 fois la mise... contribuant d'ailleurs à faire évoluer les cours sans aucun rapport avec la valeur économique réelle des entreprise.

Si comme le petit Napo au grand fouk (vous avez vu comme il donne l'impression de se les remonter sans cesse ou comme, tellement grosses, elles semblent le gêner pour marcher) je souhaitais reformer le capitalisme financier international, promenant ma superbe et ma mégalomanie sur la moindre scène offerte par l'actu (il est fort là dessus quand même), je saurais ce qu'il faut faire :
Quand on achète une action, c'est normalement que l'on croit dans l'entreprise dans laquelle on investit. Pour "un capitalisme financier en phase avec l'économie réelle", il faudrait supprimer toute possibilité de pari au jour le jour sur les valeurs. Il faudrait être contraint d'acheter pour un délai minimum... à déterminer.

Voilà ce qu'en toute logique la droite internationale si elle croyait au discours de droite (l'économie libérale blablabla), devrait viser, mais la droite tout en haut, bien plus haut que petit Napo, juste au dessus de Barak, c'est mafieux et ça commande à tous, même à Barak.

Moi, je le rappelle, je suis d'extrême centre, économie de gauche et sécurité et ordre public de droite, c'est-à-dire totalement seul et ne votant jamais (jamais de candidats d'extrême centre sauf Bayrou extrêmement centriste).

samedi 14 juin 2008

Retour de bâton

6 mois que j'attendais un retour de baton sur l'Europe pour notre petit napo au grand fouk.
Je n'avais pas digéré la forfaiture qui consiste à ne plus vouloir consulter un peuple qui ne vote pas comme il faut, quand il s'agit de choses trop importantes (plus importantes il est vrai que son éléction à petit Napo) comme la ratification d'un traité simplifié, qui permettra d'avancer sans l'accord de son peuple, avec les bulgares ou les roumains, forfaiture commise avec la complicité des socialistes.

Et là, juste avant sa présidence, le "non" des verts irlandais ! Le pied !

En plus pas si cons les peuples. L’examen des résultats montre en effet que tout le monde a très bien compris de quoi il retourne : les pro-traité sont les classes moyennes et privilégiées et les anti les classes plus défavorisées ou rurales, qui se sont à juste titre senties menacées par des roumains dix fois moins chers (mais + 28% d'augmentation de salaires depuis : note d'espérance...

jeudi 29 mai 2008

"Erreur dans la personne" et sur la marchandise !


Bon! je ne reblogue pas, je profite de l'absence de doudou, en voyage à Paris, Charleville-Mézières et Marseille pour consacrer au blog, le temps que je lui réserve d'habitude et qui, poids de mon contrat professionnel actuel aidant, ne me laisse, quand elle est dans mes bras, aucun temps pour élucubrer.

Mais vla-t-y pas que des juges appliquent, en France, les principes de la tromperie sur les qualités substantielles pour annuler des mariages sur la non virginité de l'épouse. Obligé de gueuler que je suis !

Nous sommes en route pour le moyen-âge les gars ! (je crée la catégorie car ça s'accélère)

En fait, les juges se sont basés sur l'article 180 du Code civil qui indique que "s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage". On pense, à première lecture, que l'erreur dans la personne, c'est le cas de le dire, doit être fondamentale pour une vie conjugale normale (style mon épouse à un grand truc dans son string) et qu'il faut se placer dans la mentalité du quidam moyen normalement informé, avisé et attentif, pour apprécier la portée de cette erreur dans la personne et pas sur celle de l'illuminé moyenâgeux (mais gaffe là-dessus, le quidam moyen penche de plus en plus vers le moyen-âge et les bondieuseries).

Ben pas du tout. L'erreur est fonction de ta, de ma, de notre connerie, de toutes les conneries communautaristes...fin de la république...

Ces provocateurs de juges ch'tis auraient pu pousser le raisonnement jusqu'au bout et soulever - le juge civil en a le pouvoir en matière de protection du consommateur - un moyen de droit pénal en faveur du consommateur de mariée vierge : ils ont oublié le droit pénal, plus adapté aux circonstances de l'espèce, et qui, en d'autres lieux, aurait d'ailleurs pu valoir des peines définitives...

En fait, la salope d'épouse à commis une infraction à l'article L213-1 du code de la consommation qui stipule : " Sera puni d'un emprisonnement de deux ans au plus et d'une amende de 37 500 euros au plus ou de l'une de ces deux peines seulement quiconque... aura trompé ou tenté de tromper le contractant...sur les qualités substantielles...de toutes marchandises"

Et je vous parle pas de la tromperie aggravée avec manoeuvre style hymen reconstitué une opération de chirurgie très pratiquée !

L'histoire ne dit pas si le marié était puceau ou si au contraire, noblesse du sexe fort oblige, il avait moult fois enfilé et enculé pour se faire la bite.

Bordel ! Quel retour classieux !

En plus, peut-être que Doudou va rentrer et me faire procès pour erreur dans ma personne ? Et là, elle n'aura pas tort, car nous sommes tous des erreurs de la nature au contraire des animaux normaux.

dimanche 25 mai 2008

De l'usage trop fréquent du blog

J'écris ce billet, juste pour le substituer, en première page, au précédent, daté du 28 décembre 2007 et qui me déplait à tous points de vue, en particulier s'agissant d'un message sur lequel j'ai interrompu mes élucubrations (que je ne reprends pas).

Ce déplaisir (ce remord en fait) est d'autant plus vif que le billet précédent intitulé "j'ai été réinitialisé 76 fois" et qui évoquait mon accident de sonde de défibrillateur et les 76 défibrillations subies alors que mon palpitant ne demandait rien à personne, était en revanche idéal pour une interruption, c'est le cas de le dire, y compris une extinction générale des dernier feux du bonhomme.

Mais on ne supprime pas; on empile. Telle est la démarche du blogueur et notamment lorsqu'il a commis un mauvais billet quand ce n'est pas une mauvaise action...

C'est notamment le cas des meilleurs et des plus réguliers : ne pas effacer mais empiler, recouvrir... en se justifiant ou en passant à autre chose, dans le genre badin le plus souvent.

Ceci m'inspire un nouveau conseil aux blogueurs car ce recul que m'impose mon nouveau contrat ne m'a pas éloigné de mes lectures favorites dont certaines, certains jours, m'ont consterné.

J'utilise toujours Baltasar Gracian lorsqu'il s'agit de donner des conseils en la matière, tant il est proche avec "l'homme de cour" (1647), des préoccupations du blogueur"

"C'est le malheur de tout ce qui est excellent, de dégènérer en abus quand on en fait un fréquent usage."

NB : Pour faire écho à ma dernière série, style bulletin de santé, vous n'allez pas le croire, le sort s'est acharné sur doudou (en vain encore une fois) avec un accident de voiture la veille de son départ au carnaval de Guyane : traumatisme crânien avec lègère fracture sous la tempe et perte de connaissance.
Seule séquelle : elle est encore sous kiné du nerf du sourcil mais il refonctionne. Elle est toujours aussi belle.

vendredi 28 décembre 2007

alé di yo : moin la moin pa ko mo...


Juste un mot pour rassurer les rares qui me suivent. Je ne suis pas mort ! Je vais même aussi mal qu'avant : même coeur foutu mais étonnamment résistant. Malheureusement je ne peux plus cogner du gauche car la perspecive de casser à nouveau une sonde me terrorise désormais. J'ai attaqué néanmoins en force le nouveau contrat suis retourné cloturer l'autre, puis ai pris quelques semaines de vacances dans ma maison d'amérique chez mes enfants et petits enfants. J'ai retrouvé avec paix pour quelques jours ma vue sur la plus belle anse qui soit et sur les solitudes du morne bellevue et du morne cardonnet.
J'ai bien sûr pour tout gâcher emporté un rapport au ministre du pays précédent à terminer et le rapport final de ce contrat à concevoir de A à Z ainsi que divers comptes rendus des réunions quotidiennes du nouveau contrat
Je ne lis plus les infos ni n'écoute la TV depuis 6 semaines. Je sais donc seulement Carla Bruni et Benazir Bhutto et cela me rend très triste...surtout Bruni...
... comment peut-elle tomber sous le charme de petit Napo au grand fouk... c'est sans doute le statut de première dame, les yachts,

Petit Napo est désormais le premier people de France, people aux souliers carrés...un pied toujours prêt pour nous botter...

Bhutto on savait qu'elle allait bravement au devant de la mort ...inch allah

mardi 13 novembre 2007

J'ai été réinitialisé 76 fois

Ce blog va devenir la chronique de la survie d'un vieux cheval. Après doudou et son enchaînement anémie, phlébite, ambolie pulmonaire, c'est mon tour avec ce bon dieu de défibrillateur implanté, dont je ne voulais pas, qui n'avait absolument servi à rien depuis 3 ans et qui, sur rupture de sonde, prend les vibrations de celle-ci pour de la tachycardie ventriculaire et me balance une décharge sur l'autoroute...bond de la poitrine, choc sourd du myocarde, éclair bleu dans la tête et reins cambrés... plus le cri : irrepressible et inimitable sans assistance électrique...arrêt d'urgence nouveau choc...descente de voiture pour prévenir deux ouvriers à 10 métres ..."j'ai un appareil il déconne... le samu... appelez" nouveau choc...ils sont terrorisés... mais téléphonent...je refonce à la voiture il pleut des cordes... nouveau choc...inconscience, je suis bien, le cul dans l'eau, j'entends des voix, je pars...nouveau choc qui me réveille (celui-là me sauve en fait)...vite le portable pour appeler doudou...nouveau choc le portable et les papiers à terre dans la voiture... ramasser, se rassembler pour ne pas se faire piller...au bout d'une dizaine de choc ...doudou enfin, son hurlement de bête bléssée au téléphone...choc...reappel, je suis en face de tel immeuble...choc...c'est sûr de toutes façons je suis foutu...je rassemble mes affaires et attend les chocs...il y en aura une cinquantaine à ce niveau...doudou arrive au bout d'une demi heure avant le samu avec une voisine et une autre voiture avec deux collègues...chocs, chocs, tout le monde terrorisé, arrivée à la clinique cardio la plus proche (3/4 d'heure de shoot déjà) choc debout, porté par les potes, les reins foutus en plus, salle de soins intensifs, lit en face du comptoir de surveillance...les trois personnes de garde me regardent impuissants et consternés prendre mes chocs... mes cris irrépressibles stressent les deux camarades moribonds d'à côté...qui prendront ensuite des nouvelles du français...appeler le seul spécialiste national de ces putains d'appareils...elle arrive charmante efficace... un aimant pour neutraliser...pas assez fort... choc... la toubib sursaute avec moi, désolée...un autre aimant plus costaud... ouf neutralisé le DEF ou le DAI... je suis épuisé puis c'est l'attente de l'ordi spécial et du contacteur pour déprogrammer cette gestapo incorporée...on enlève l'aimant encore 3 chocs plus puissants...enfin ils ont lu, tiré le compte rendu à l'imprimante et déprogrammée le monstre...on comprend que c'est une rupture de sonde qu'il a confondu avec de la fibrillation...nuit sans dormir lumière dans les yeux et tumulte dans les oreilles en salle de soins intensifs où il n'y a rien à faire pour moi sauf surveiller que le palpitant a encore résisté à ça...beaucoup d'extrasystoles mon moniteur me répercutera le bruit de mon coeur jour et nuit deux jours...je reconnais son rythme betabloqué entre 50 et 65... irrégulier : 5 battements réguliers une absence deux rapides cinq réguliers...bon quelques palpitations...mais rien de plus que quand je suis surmené...la spécialiste m'explique que j'ai davantage d'extrasystoles menaçantes mais pas plus de dégats organiques...j'ai été réinitialisé à tort 76 fois ... les cellules du coeur ont été remises au pas sans besoin par cette gégenne intégrée...mais il faut enlever la sonde et c'est trop délicat pour le pays et remettre un nouveau monstre...A cause de cette extraction de sonde il faut rentrer d'urgence à la pitié où ils enlèvent couramment les sondes défectueuses...mutuelle des affaires étrangères...jet sanitaire privé avec tout le matos et notamment les deux fers à repasser pour le cas où il me faudrait vraiment une décharge façon "urgences" cette fois...voyage agréable ...une toubib et un infirmier très sympa...la pitié...mon toubib qui m'explique qu'il faut faire tout son possible pour extraire la sonde (65 cm) délicat mais ça ira (inch allah)...réveil au bloc c'est fini je remercie tout le monde je suis très dissert (en fait ils ont du me choquer en reposant la nouvelle sonde) elle était endommagée à l'entrée du boitier ils sont entrés la dévisser par la veine cervicale et l'ont attrapée au lasso par la veine fémorale, ils ne l'ont pas perdue en chemin (le risque)...48H plus tard c'est dimanche, j'ai décidé de continuer mon programme, doudou est restée pour assurer le démenagement ramener la bagniole et le chat par bateau à Marseille... nous devons prendre la route puis le bateau pour de nouvelles aventures dans un autre pays, j'ai décidé de la rejoindre à Marseille mais dois attendre lundi pour faire prendre le billet par mon service...Lundi TGV pour Aix TGV...depuis journées au portable mais main droite et surtout pas main gauche (le réflexe!) avec doudou et les deux pays amis...multitude de marques de sympathie (coups de fils, télégrammes, sms, visites, fleurs du personnel, fleurs du ministre de là-bas...)
pas un mot de Sarko dis donc ! Perd rien pour attendre...

samedi 3 novembre 2007

La situation est volatile


Les conditions boursières actuelles offrent des opportunités alibabesques de profits ultra rapides surtout quand on est bien informé. Volatilité oblige le capitalisme moderne surfe sur la vague boursière. Certains en tous tout cas se targuent d'arriver, en pleine dégringolade du dollar et de hausse corrélative de l'euro et de l'or, à faire des gains à court terme de 70% sur EDF, de 90% sur Dassault Systèmes et même de 100% sur Accor (vite avant le prochain attentat).

Observation réactive des courbes et des cours, paris sur les creux temporaires et les rebonds, paris plus économiquement corrects mais plus aléatoires sur les secteurs alternatifs ou positivement liés par des services aux secteurs en crise, cet enrichissement sans cause n'a rien à voir avec le travail, la valeur réelle ou l'avenir des industries. Non, c'est du jeu, du monopoly, du PMU qui se nourrit de l'incurie du suprême barbu, dont la main invisible, au lieu d'égrener de l'ordre juste en chapelets, s'égare pour une amicale gratouille dans le fouk des traders qui bandent comme des cerfs...

C'est à cette société là, que veut nous convertir le petit caporal au grand fouk lui aussi, heureux élu de la mascarade ségolèno bayrousienne, petit élu au ticket multiple, qui croit qu'il est élu sur tous les coupons détachables de son bulletin, alors qu'il ne l'a été que sur le coupon "sécurité" et les conneries de l'autre, la foldingue social démocrate qui ne croyait pas ce qu'elle disait (nous non plus); petit élu dans un fauteuil, qui devient peu à peu, avec Fion en fusible, déjà à demi fondu, l'ennemi intime de chacun, soubresautant professeur nimbus de tatcherisme des étranges lucarnes.

Pour moi c'est son Etat de grâce qui est volatile ! Même les diplômes de Rachida qui s'auto détruisent dit donc !

vendredi 2 novembre 2007

Coupure

3 semaines de coupure téléphone à domicile et de coupure internet au bureau, imprimantes en panne ici et là, fax et photocopie sous les gravats. Ici cela ne gêne personne, le bureau continue à fonctionner presque au même rythme, qui exclut déjà d'ordinaire, il est vrai, la messagerie, malgré des déclarations officielles grandiloquentes sur la société de l'information locale. En fait, je suis le seul à être coupé de tout dans ma communication, non seulement avec la "maison mère patrie" mais aussi avec mes correspondants locaux, que, selon une méthode bien éprouvée, j'avais habitués à une avalanche de messages retraçant, pas à pas, les étapes de nos tractations, messages qui tournent ainsi à un certain impérialisme du plus actif.

Donc 3 semaine d'âge des cavernes, d'obscurité et de pagaille, alors qu'il faut finir un intranet (le contenu), une série de manuels méthodologiques et monter les quinze missions ou visites intercontinentales qui manquent à l'appel dans le contrat qui se termine, alors qu'il faut déménager, sans être encore officiellement nommé, sans domicile réservé ferme (pour cause de coupure internet) dans le nouveau pays d'adoption, avec femme, chat et voiture... si les douanes successives veulent bien fonctionner normalement...

En prime un vol plané avec chute sur le dos et quelques côtes fêlées, quelques une de plus...

Nous partons néanmoins comme en vacances avec doudou, qui carbure au solupred une vraie saloperie qui la booste et la speede et dont il est délicat de sortir, nous partons avec nos bibelots, habitués à perdre de chers objets à chaque déménagement, nous quittons quelques nouveaux amis, habitués à en perdre en chemin et à tout recommencer, habitués à débarquer dans l'inconnu le plus total et a essayer de comprendre...toujours en vain...

Mais ça va merci. Plus je veillis moins je flippe moi ! Pourvu que ça dure !

Au bout d'un mois du nouveau contrat, vacances chez nous en Guadeloupe avec enfants et petits, puis retour expatrié pour moi et carnaval de Guyane pour doudou. Putain les robes qu'elle s'est faites ici + le solupred...vont en chier les cavaliers.

Moi rien depuis 2003, j'ai juste ma tenue de père noêl et un super ensemble de méhariste dont 3 mètre de turban et un énorme fouk... faudra maintenant attendre l'édition 2010 du carnaval...et le bal tololo en homme du désert ! A "l'oasis" s'il veut bien renaître...

vendredi 12 octobre 2007

Simplisme droitier


Je constate autour de moi que tout un chacun même de gauche est contaminé par les idées simplissimes de la droite libérale. Ainsi l'idée que l'augmentation de l'espérance de vie justifie l'allongement de la durée de cotisation pour la retraite s'impose-t-elle comme une évidence même auprès des ouvriers...

Il y a deux ans, c'est dire si on a bien fait de "m'égaliser", moi le serviteur de l'Etat, à 40 ans de cotisations au lieu de 37,5 puisque cette année là, nous avions gagné deux ans et demi d'espérance de vie à la naissance, rien que depuis 1994.

Nous avions même gagné, 12,5 ans depuis ma propre naissance en 1947 et 7,5 ans depuis mon entrée dans la fonction publique en 1966, date à laquelle je croyais signer à un salaire certes minable mais pour la sécurité de l'emploi, le travail d'intérêt général et des vacances finales au bout de 37 ans et demi.

Au rythme actuel d'amélioration de cette espérance, Fillon s'apprête sans doute à nous taxer d'un trimestre chaque année, en ce qui concerne le début, sans cesse reculé, de ces vacances finales.

J'ai juste tapé "espérance de vie" sur Google (ce qu'il faut toujours faire en face des édits d'industrie du simplisme droitier). J'en ai tiré en deux secondes deux réflexions fort utiles

1) L'allongement de l'espérance de vie ne se fait pas uniquement par allongement des vacances finales, elle se fait aussi par diminution de la mortalité aux âges intermédiaires ou infantiles, ce qui, soit dit au passage augmente automatiquement la masse des cotisants et la durée moyenne de leur activité donc le montant des cotisations. Bon d'accord après des progrès énormes sur la mortalité infantile (ce qui équilibre les régimes !) c'est surtout, ces toutes dernières années, sur les vieux chnocs qu'on fait des miracles médicaux mais il faut reconnaître du même coup qu'ils ne sont plus très opérationnels et qu'il faudrait leur calculer une espérance de vie en pleine possession de leurs facultés...ce qui pour beaucoup interdirait de dépasser 60 ans...

2) A 60 ans, un ouvrier a une espérance de vie inférieure de cinq ans à celle d'un cadre de l'industrie (ne parlons pas de celle d'un feignant comme moi) comment fait-on ?

Permettez que j'ajoute à ces deux remarques objectives une de mes provocations extrêmes centristes

Tout cela part du postulat que l'allongement des vacances finales est payée par les salariés eux-mêmes et laisse les comptes de l'entreprise ou du service public (employeurs et bénéficiaires) en dehors des "égalisations" successives liées à cette progession de l'espérance...

...moi pas !

dimanche 7 octobre 2007

Cry Me A River

La version de Diana Krall ayant disparu de youtube ("This video has been removed due to terms of use violation") et la sublime version d'Ella 1965 (?) restant introuvable, vous aurez celle de Lulu...pas si mal...

samedi 6 octobre 2007

Les strumpfs par John Boorman ?

Revu l'excellent "Délivrance" de John Boorman, comme une illustration d'une autre totale incompréhension entre humains à 23 paires de chromosomes mais néanmoins totalement étrangers, comme exemple aussi d'un strumpfisme de la consanguinité.

La symphonie de notes d'espoir que constitue le duel banjo guitare au hameau avant la descente de la rivière... vers l'enfer... redonne du grain à moudre mais le silence et l'indifférence finale du gamin inquiètent...

Néanmoins, si on chantait ou jouait au lieu de parler !

voyoucratie (suite)

emprunté à grain vert, allez-y
Voyoucratie disais-je avant hier en reprenant l'Huma, une fois n'est pas coutume, à propos d'EADS.

Au moment ou éclate ce scandale et ou il semble, en définitive, que le rachat par la caisse des dépôts et consignations des titres surévalués ait été autorisé par Bercy, Rachida Dati en remet une couche (de voyoucratie) avec le chantier de la dépenalisation du droit des affaires par lequel passe sans doute celui de la moralisation des marchés financier ?

Selon Rachida, il y aurait "un risque pénal excessif", en France "Ce risque entraverait l'activité économique" et pèserait "sur l'attractivité économique de la France".

Je vous conseille la fréquentation des sites consacrés aux pratiques anticoncurrentielles françaises et notamment celui du conseil de la concurrence. Vous pourrez régulièrement y comparer "le dommages à l'économie" causé par de telles pratiques (passage souvent saboté mais prenez seulement 5% des chiffres d'affaires concernés )(exemple)... et les sanctions administratives, correspondantes (pénales c'est possible mais on évite le plus souvent d'envoyer au procureur au contraire des USA où c'est pénalisé à fond...au fait Rachida théoriquement bonjour l'attractivité aux states).

Pas le moindre début de sanctions même administratives "proportionnées à la gravité de l'acte" dans tout cela, pratiquement pas de poursuites pénales individuelles... beaucoup d'arrangements avec la lettre du droit...tout en esprit ce droit de la concurrence.

Pourtant, entre supposés concurrents, c'est souvent le partage du marché, le gonflement des marges (souvent +20% sur les prix) et la confiscation libérale de plusieurs centaines de millions voire plusieurs milliards d'euros à l'économie, c'est-à-dire in fine au consommateur, à vous et à moi. Je suis certain qu'on nous a ainsi brûlé à chacun l'équivalent d'une voiture neuve sur une vie. St-Dizier à côté c'est de la broutille !

Rachida est en même temps, et là j'étais plutôt d'accord, sur le chantier de la désautomatisation des remises de peine.

Mais avec ce parallèle des peines en col blanc, je vais finir par rejoindre ma famille d'origine...dans la rue...à brûler des voitures

vendredi 5 octobre 2007

concours de strumpfettes en burkas mouillées...

y a  du nouveau au hammam
Je passais hier devant ma télé vers 21H50, l'oeil distrait...
Quelque chose d'inhabituel m'arrête...ce n'est pourtant qu'"envoyé spécial" mais pour une fois les "grands reporters" ne sont ni à la fête de la bière à Munich, ni dans les coulisses de la jetset. Ils semblent, pour une fois, être allés où ça craint...

Je reste en arrêt devant deux jeunes palestiniennes en burkas noires, et jolis yeux, interwievées sur une plage de Gaza, plage dont on nous dit qu'elle a été prise, à coups de roquettes, à la bourgeoisie du Fatah (expulsée, trucidée, embastillée nul ne sait).

Réinvestie aujourd'hui par le peuple des baigneurs du hamas, ladite plage offre le spectacle de barbus rasés, en slip, d'enfants à bouées et d'une multitude de baigneuses en burkas tantôt moulées, tantôt gonflées par les vagues...

On demande aux deux petites perruches noires, si ce n'est pas gênant de se baigner ainsi, voilées jusqu'aux yeux.

Réponse en coeur, l'oeil convaincu : "pas du tout, au contraire..." (toujours libidineux je traduis elles n'ont rien en dessous ?)... "et puis nous irons au paradis. Par contre les dévergondées vont souffrir..."

Je reprend mon chemin vers ma bière... attéré...Des strumpfs là aussi...des engins, des créatures, des denrées...

Inutile de chercher à comprendre...des denrées comme dans "la soupe aux choux".

Bon en plus, j'veux pas trop insister, mais si vous avez déjà vu un concours de burkas mouillées, j'vous jure que c'est plus bandant que le monokini. En plus, je le constate ici, pas très attentives aux éclats qui dépassent parfois à l'occasion d'un faux mouvement, ni aux angles morts de replis ténébreux, les fatmas...

Une fois ou deux doudou s'est baignée en pareo, ici. Mais doudou, elle dégage trop!...On a remballé assez vite... une vraie bombe qui a déplacé, l'oeil curieux, la moitié de la population masculine de cette plage paumée où nous étions ce dimanche là, les seuls mécréants...

"L'esprit de ces sauveurs était fait de lacunes; mais dans chaque lacune ils avaient placée leur folie, leur bouche-trou qu'ils ont appelé Dieu" Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra

jeudi 4 octobre 2007

En route vers la voyoucratie...


Sarko va aussi s'en occuper ! Il l'avait annoncé par avance. Initié qu'il est, il avait devancé l'info du jour sur EADS, en donnant l'opportun coup d'envoi, il y a quelques jours, d'une campagne automnale de "moralisation des marchés".

Toujours en avance d'un coup le Sarko, au cas particulier l'avance du bûcheur au parfum des scandales inévitables du lendemain... car l'info qui motive cette nouvelle offensive est là, libérale au possible, gênante pour l'Etat et le Medef (même combat), elle déclenche aujourd'hui le tollé général : selon une "note préliminaire" de l'Autorité des marchés financiers, transmise au parquet de Paris, la direction et les actionnaires du groupe EADS se seraient rendus coupables d'un "délit d'initiés massif"... et l'Etat connaissait la situation.

Autrement dit, avant que les difficultés d'Airbus ne soient connues,(et en plus avant avant que quelques ventes fermes ne fassent remonter les cours ces derniers jours) les principaux dirigeants du groupe EADS et de sa filiale Airbus auraient vendu massivement des morceaux de leur entreprise, en retardant la publication des informations qu'ils détenaient sur leurs difficultés, accélérant ainsi l'effondrement des cours.

Le rapport serait "accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus" dit le Figaro. "Le ministère des Finances également informé des difficultés à venir, aurait pourtant donné, à l'époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère".

Tout cela sur fond de parachute doré de Noël Forgeard, ex PDG du groupe Lagardère : un parapente il est vrai : seulement 6 millions d'euros plus une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros !

Airbus se redresse un peu actuellement, preuve en plus des vues à court terme de tous ces parachutistes.

Des voyous libérés en voyoucratie libérale, car le délit d'initié est le pain quotidien du capitaliste financier et le moteur fou de la mondialisation. Des milliers d'infractions individuelles par jour rien qu'en France et une sanction spectaculaire de loin en loin. Voler en col blanc y a qu'ça de vrai!

Mais le président vitaminé va moraliser avec l'aide du Medef !

Vive la main invisible de dieu !

mercredi 3 octobre 2007

Le trou de la sécu ? Libéral mon Fillon

putain déjà l'automne!
Va falloir que je prenne mon anti grippe!

On finit par avoir mauvaise conscience, on pense au trou de la sécu !

Abyssal qu'il nous dit le Fillon, puits sans fond de l'inflation des charges sociales qui plomberait la compétitivité des entreprises françaises...et d'y aller, pour l'équilibre, de franchises diverses qui pour l'instant ne font pas très mal, même à un gros consommateur (et cotisant) comme moi, mais qui ont pour seul objectif de faire rentrer, par le biais du plafond, les remboursements de toutes natures dans le périmètre de la régulation "à la main" par les Fillons de demain, car l'actuel, quant à lui, va vite en prendre plein la tronche à surenchérir sur le vitaminé président.

Jamais on ne parle des choix politiques et sociaux qui fondent la sécurité sociale et surtout du détail des flux...

Réfléchissez amis blogueurs à ceci, très simplement, sans insister, juste pour voir comme ça tourne la tête (à gauche) :

1) Le système français d’assurance maladie bénéficie d'un financement collectif, puissamment solidaire, qui assure la meilleure santé possible de tous (et au fond la meilleure consommation libérale et la meilleur activité libérale qui soit, la bonne forme des salariés et qui contribue ainsi à la productivité et à la croissance ?...Il est en déficit pas si terrible en pourcentage

2) côté dépenses, tout cela finit, hors partie publique de l'hôpital public (les salariés), dans les caisses d'un système de soins essentiellement libéral, qui vit dans une certaine opulence que l'impôt direct sur les revenus ou sur les sociétés ne semble guère rééquilibrer ?

Nos cotisations sociales sont aussi les recettes des médecins, chirurgiens, pharmaciens, laboratoires pharmaceutiques, industriels des appareillages médicaux, chirurgicaux dont la fortune semble souvent disproportionnée non ?

Le trou de la sécu ? Quand le visite-t-on ?

mardi 2 octobre 2007

Le sud


Un mois et demi pour finir le contrat...et préparer l'enchainement avec un autre pour reprendre le poste au débotté derrière un collègue défaillant...

En fait de retour au pays, annoncé, programmé même, en mars, avec le DRH, un 20 eme démènagement, une nouvelle expatriation pour 16 mois avant la quille, une autre matière juridique à retravailler, un autre pays à apprendre...d'où le silence radio

En plus, depuis samedi 4H du matin, avec ma doudou toute neuve mais quand même sous sintron et bas de contension (résille!), on visite le fin fond du pays... à fond la caisse, 1000 km de tourisme au pas de charge, au milieu de rien jusqu'aux bourgades mythiques du sud qu'on avait pas encore vues (température extérieure 38 à 18H, l'ordinateur de bord doit déconner).

De belles choses et beaucoup de poussière et de désordre, beauté desespérante du sud, des vieux en robe blanche allongés à même la poussière pour converser, des joueurs de pierres serrés en rond épaule contre épaule autour du tapis de jeu, le goût du contact... une vaste impression de gentillesse mais d'incomprehension mutuelle au fond. Barbiche! M'sieur Michel, Princesse, Gazelle, les autochtone nous hèlent...des portes feuilles ambulants que nous sommes ! Au milieu du besoin, de l'envie! De grosses proies fluos telles qu'en l'oeil prismatique et infra rouge de moustiques bavards...des mécréants que nous sommes aussi!...autant dire rien...

La faute à dieu ça ! j'espère qu'il a une bonne excuse comme dit woody

samedi 22 septembre 2007

Fillon en faillite


Fillon s'est fait une spécialité, depuis déjà plusieurs années, d'appeler l'augmentation de la dette publique au secours de la réaction de droite. A la rescousse d'une incapacité fondamentale à expliquer scientifiquement, en quoi les dépenses publiques sont devenues le mal absolu, justifiant tous les reculs sociaux et l'abandon du service public. Alors on utilise l'image négative et simpliste de l'endettement que par ailleurs on encourage pour les ménages.

Et c'est en permanence rabâché, martelé, le gros mensonge de la fable de l'endettement de nos enfants, de l'hypothèque de l'avenir, du plombage des générations futures, la fable du bouc émissaire, le conte du vieux gourmand de retraité en train de se goinfrer le pain des jeunes.

En Corse, il est passé à la vitesse supérieure, il est vrai pour stopper par une image forte (de café) les revendications des gourmands de la terre, les paysans subventionnés. L'Etat français serait désormais en faillite.

C'est le moment de refaire un peu les comptes et un peu de benchmarking.

La dette publique correspond à l'ensemble des emprunts contractés par l'état, les collectivités locales et la sécurité sociale pour couvrir les dépenses (salaires, achats de prestations, fournitures, grands travaux ou immeubles, subventions, participations - on voit déjà que tout n'est pas mauvais pour nos têtes blondes ou crépues -) que les ressources perçues par les impôts et autres taxes ou cotisations ne couvrent pas.

C'est le déficit public, jadis enseigné en sciences éco comme un outil bien banal, bien Keynésien, de relance des activités et de la croissance. Bordel ça se complique, cette affaire de générations futures...

En plus, à la différence d’un ménage, les administrations publique, n’empruntent généralement pas auprès d’une banque, mais émettent des titres, des obligations, sur les marchés, titres qui sont aussi des valeurs au sens boursier du terme et font l'objet d'une activité "transactionnelle".

La France se distingue-t-elle particulièrement par son endettement ?

Pas du tout les gars (et les nanas)
:

la dette publique des principaux pays de la zone euro et des autres pays du G7 est tout a fait comparable. Elle se mesure en part dans le PIB en % (en points de PIB) dont les "sans foi ni loi ni bulletins de vote" de Bruxelles ont fixé la norme à 60 (pourquoi pas 50 ou 75 ou 100 ?).

Ainsi en 2005 la France est à 76,5 points quand la moyenne de la ZONE euro est à 77,5...en faillite toute la zone euro ! La moyenne de l'OCDE est encore plus alarmante selon Fillon 77,7 en faillite l'OCDE !

Les bons élèves allemands sont à 69,6, quant aux italiens (dont on sait qu'ils ne sont en général pas très malins...), ils caracolent dans l'insouciance généralisée, au double de la norme à 121,4.
L'Espagne est un bon élève mais rattrapable en un an à 50,4. Les Pays-Bas sont à 62,8, la Belgique - et là, il fallait s'y attendre - en faillite à 98,3! Les anglais n'ont aucun mérite à se situer à 47,2 après avoir foutu en l'air leur système de santé et leur fonction publique. En plus, comme toujours ces réputés fair play, ils trichent sur les stats du public ou privé, comme les USA champions du changement permanent des modes de calcul des statistiques et du mélange des genres, mais qui sont quand même à 64,1.

Pour finir ce fastidieux palmares, le très raisonnable Canada est à 69,3, quant au Japon, il se fait Hara Kiri à la dette avec 172,1 ! Le Japon champion et accro de la faillite...

Certes l'endettement a partout explosé depuis le début des années 80 (multiplication par 3 en points de PIB), mais l'endettement public c'est en partie (une partie très importante) ce qui permet de financer des dépenses d'investissement qui constituent le principal multiplicateur de la croissance et parmi elles des dépenses indispensables que l'initiative privée ne pourrait assurer (défense, sécurité…).

Certes les dépenses de fonctionnement ont progressé plus vite que les dépenses d'investissement mais là encore il y a un effet de multiplicateur par la consommation et par les revenus, dont on mesure l'énorme impact économique sur le commerce et l'industrie (aussi les importations chinoises certes) et qu'il faut se garder d'accuser de tous les maux...

Voyons de plus près le budget (Source : Projet de Loi de Finances 2006)
LFI 2005 PLF 2006
Titre 1er. Dotations des pouvoirs publics 855 millions 871 millions
Titre 2. Dépenses de personnel 114 milliards 118 milliards
Titre 3. Dépenses de fonctionnement 30 milliards 32 milliards
Titre 4. Charges de la dette de l'état 42 millions 39 millions (Intérêts)
Titre 5. Dépenses d'investissement 13 milliards 13 milliards
Titre 6. Dépenses d'intervention 148 milliards 130 milliards (subventions !)
Titre 7. Dépenses d'opérations financières 34 millions 232 millions (prêts, avances, participations)
Total 350 milliards 334 milliards

Voyons le détail du titre 6 Dépenses d'intervention
Transferts aux ménages 35 milliards 34 milliards
Transferts aux entreprises 88 milliards 72 milliards Transferts aux collectivités territoriales 7 milliards 7 milliards (redistribués!)
Transferts aux autres collectivités 15 milliards 15 milliards
Appels en garantie 125 millions 278 millions

Voilà qui change tout Mme Chabod. Au fond et basta pour la dose normale, le budget et la dette terminent dans les chiffres d'affaires des entreprises dont on verra une autre fois qu'elles ne contribuent pas autant qu'elles devraient aux prélèvements obligatoires alors qu'elles le pourraient sans perte de compétitivité irrémédiable.

Au fond, Fillon est un gros menteur !.... Qui prend les français pour des strumpfs...malheureusement, sur ce point... il a raison.

vendredi 21 septembre 2007

L'égalité selon Sarkozy : reculer tous ensemble

De David...
Ainsi va l'égalité du fonctionnaire : 37 ans et demi de cotisations puis , les 37 ans et demi arrivés, ainsi que l'infarctus, passer à 40, droit de partir à 60 puis bientôt 61, les 60 ou 61 arrivés attendre les 65 (déjà annoncés) et alzheimer, changer deux fois de continent pour le dernier grade, avec femme et chat, à 8000 km puis 10 000 des petits enfants, puis pour finir, au lieu de bénéficier de la retraite promise, calculée sur celui-ci (retraite qui les primes en moins n'en fait déjà plus que 50%) être peut-être aligné, le jour venu, sur la moyenne de 25 ans, c'est-à-dire voir diviser instantanément son revenu par 3 voire 4.

Pourquoi pas Mme Chabod ? ça en ferait une belle égalité de droite, le coup des 25 ans au lieu du dernier chevron du dernier grade...

Ce n'est pas un bulletin à timbres détachables qu'il nous faudrait avec ce principe du couillon d'électeur, principe dit "des 100 mesures en bloc", c'est beaucoup plus de bulletins, autant de bulletins que de couleurs de l'arc en ciel.

Car s'il faut voter en bloc pour 100 mesures, c'est 100 candidats qu'il nous faut.

La seule posture logique du con d'électeur, pris en otage entre les 500 signatures de la cooptation des grands partis qui limite son choix et les vocations de président et le principe selon lequel même la dernière des conneries annoncées par le vainqueur doit être appliquée...c'est l'abstention.

Les 100 mesures, pour moi ce serait :

Retour à l'Europe à 15 (on m'a pas fait voter le reste)...bon dehors les roumains et les polonais
Préservation du système de solidarité sociale français en augmentant les contribution par les profits (cf. la fable de la dette)
Maintien des infrastructures essentielles des industries à réseau dans le giron de l'Etat
Contrôle renforcé des importations hors les 15
Partage minimum des plus values au sein de l'entreprise
Taxation infime des transactions financières
Karchérisation de la délinquance, peines planchers pour les récidivistes tiens!
Rétablissement de la peine de mort pour les Bodein
Multiplication par 10 des sanctions du conseil de la concurrence (les plus hauts crimes contre le sacro saint système, contre la main invisible de dieu)
Laïcité et école publique (pas un rond pour le privé)
Discipline et travail à l'école et les parents camembert
Régulation de l'immigration dénuée de sentimentalisme
Multiplication par trois des effectifs de la justice et multiplication corrélative par 0,95 des effectifs des corps de contrôle (opération à somme nulle)
D'où quelques prisons en plus du moins au début...

J'arrête là faut pas rêver!

Aux prochaines manifs, je suggère de défiler "à reculons"...

...à Delacroix

mercredi 19 septembre 2007

L'automne de la France


On y est. La partie "Thatcherisation" du programme de Nicolas Sarkozy est sur rails (soit dit en passant pour les cheminots...). Il l'avait certes annoncé et le bougre essaye vraiment de faire tout ce qu'il a claironné (sauf la Turquie... pour l'instant). Certes les français ont voté massivement pour lui (moi je m'abstiens tant qu'il n'y aura pas de gauche avec karcher).

Faudrait pas qu'il oublie, qu'il a été élu principalement sur cette karcherisation, énergique nettoyage civique que l'immense majorité appelle de ses voeux, n'en déplaise à Diams et Monsieur R, et surtout contre le ridicule absolu de la vestale bénini oui ni non et de droite gauche, qui lui était opposée, mais certainement pas pour ses projets de thatcherisation de la France. Même un DSK (bon dieu que je ne l'aime pas) l'aurait gagné à l'aise en pourfendant ce projet anglicon.

D'ailleurs, s'il s'agissait de voter pour 100 mesures en bloc, et non pour un président de nos institutions, celles-ci continuant à fonctionner réferendum compris, il fallait le dire et voter sur bulletins à timbres détachables et élire pour finir un couple de présidents alternatifs et spécialisés...Karcher et ordre juste...mieux que Karcher mais Thatcher

"Emploi, santé, vieillissement… les grands chantiers de demain" qu'il balance l'atlantique! traduisez chantiers de démolition, rêvés et jamais espérés par des générations d'hommes politiques de droite, attendus sans trop d'espoir depuis des lustres par le patronat et présentés comme "une réforme", le fin du fin de la modernisation, alors qu'il ne s'agit que de profiter de l'occasion, oui de l'occasion, de reprendre en force des conquêtes sociales essentielles, obtenues dans le sang, de casser enfin le modèle social français dont on nous dit que personne ne l'a dans le monde...mais personne ne l'a jamais eu, personne n'a eu 1789, personne n'a eu 1936, ni même 45 ni même 58 tiens...tout cela au lieu de chercher à sauvegarder cette avance (j'ai dit avance oui) malgré la pression de la mondialisation, grande entreprise patronale internationale de nivellement des travailleurs par le bas (l'esclavage)...car c'était possible mais en regardant l'autre côté de la dette, alibi au contenu jamais vérifié, en partageant un peu les plus values, les super profits...

Vive la France et les pommes de terre frites (tintin) titrais-je à deux reprises après la formidable guérison de ma doudou (anémie sévère+embolie pulmonaire je le rappelle) et la non moins formidable prise en charge totale à l'étranger par la sécu française et ma mutuelle.

Vive la France, j'ai bien fait de le crier avant l'automne car c'est l'automne de la France, l'automne de son système de solidarité sociale, l'automne du service public qui m'est si cher et pour lequel j'ai déjà donné plus de 3 ans de travail non payé, par simple sens du service, l'automne de la gauche puisque presque tout le monde est de droite...
"Permettre aux seniors de travailler plus longtemps" (et d'avoir une retraite calculée sur les moins bonnes années) qu'il se moque le Dalton...et partir crever dans la neige à la fin comme un sioux ?

Au lance-flammes, il monte simultanément à l'assaut de la "ligne Maginot juridique" du contrat de travail une image qui m'oblige à le voir comme un ennemi de ma France, en petit boche comme disent encore mes cousins belges arrosant d'un déluge de feu la tourelle sociale défendue en son temps par mon papa ...

Et le drôle fait aussi dans l'ordre juste... avec le "juste équilibre" à trouver entre la responsabilité, à caractère individuel, et la solidarité, davantage empreinte de collectif formule qu'on croirait empruntée à l'inénarable Ségolène.


Pendant ce temps, une à une les grandes banques sont touchées par la crise du subprime au point que ça commence à ressembler à 1929...
Pendant ce temps n'importe quel saoudien peut se payer une dizaine d'esclaves modernes (chauffeurs, cuisiniers, bonnes à tout faire...) venus du Bengla Desh et que le moindre émir du coin fait rentrer par paquets de 1000 pour son prochain projet d'usine esclaves en main (et leurs passeports).

Pendant ce temps nos royalistes (les vrais) pas les supporters de Ségo remettent la perruque en pleine lumière, en pleine arrogance, à la petite lucarne... Tiens pour ces dernier et pour les autres un vieux rap de circonstance

Coutumes de valets
(à l'exécution de Louis XVI - bicentenaire
Et à Arlette (Chabod), Alain (Duhamel) et autres spécialistes...de rien)

Dans le petit bonheur des peuples satisfaits,
Les plus dures questions ont de pâles échos,
Médiatiques blablas, mémoires contrefaits
Que des sages repus apportent en écot.

Contre un droit au dessert ces illustres savants
Font entendre en tic-tac de rassurants mensonges
Au bon peuple avachi pour qu'à mal il ne songe
Et ne prenne au collet les nouveaux ci-devant.

Et maudit le ribaud qui remettrait en cause
Le doctoral credo du bon ordre des choses :
Le divin capital où s'est prescrit le vol

Le code extravagant de la propriété !
A peine raille-t-on l'impudente piété
Des ouailles de ce roi dont on coupa le col !

Cayenne dimanche 24 janvier 1993